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Jeudi 8 décembre 2005

Ségolène Royal tient largement la corde chez les militants du Parti Socialiste dans la course à la candidature pour la présidentielle de 2007. Ainsi, la présidente de la région Poitou-Charentes, arrive très largement en tête des préférences des sympathisants avec 29% des suffrages contre 13% à Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande et Bernard Kouchner, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du dimanche du 4 décembre (sondage réalisé les 1er et 2 décembre par téléphone auprès de 550 sympathisants du PS extrait d'un échantillon de 1796 personnes, dont la représentativité a été assurée par la méthode des quotas.)

Avec 8% des sympathisants socialistes à égalité avec Martine Aubry, Laurent Fabius, devrait revoir très sérieusement ses ambitions. Martine Aubry, qui, pourtant, il y a un temps, semblait s’imposer comme une sérieuse candidate, est donc à la traîne. Elle paie probablement sa loi catastrophique des 35 heures. Quant à Laurent Fabius, deux raisons possibles : le scandale du sang contaminé lui colle affreusement à la peau en dépit de son innocence reconnue par la justice. Par ailleurs, il est victime d’une image d’opportuniste depuis son flirt avec l’extrême gauche qui déplaît aux militants.

Ségolène Royal se présentera-elle ? Se laissera-t-elle influencer par ces excellents sondages ? Rien n’est moins sur. D’une part, elle a fort à faire face aux éléphants du Parti Socialiste gardiens jaloux de leur pouvoir. D’autre part, pourrait-elle poignarder ainsi son mari, qui faut-il rappeler, est François Hollande, le candidat naturel en tant que secrétaire du Parti à la prochaine présidentielle ? Ce dernier serait-il prêt à concéder sa place ? On imagine mal François Hollande en mari de la Chef d’Etat Ségolène. A moins d’une désignation à Matignon, mais une telle concentration des pouvoirs entre les mains d’un couple est inconcevable car dangereux pour la démocratie.

Bien sûr, d’avoir une femme, de surcroît d’un grand parti, candidate à la présidentielle est une perspective qui nous réjouit. Voilà qui donnerait un coup de fouet, une vitalité et un renouveau à la politique. Mais encore faut-il que cette femme ait les compétences, la stature et le projet qu’exigent d’être Président de la République. Rien n’est moins sûr pour Ségolène présente au C.V « léger ». Mais, pourquoi pas objecterez vous ? près tout, pourquoi ferait-elle moins bien la ou tant d’autres, soi-disant à l’intelligence et à l’expérience taillées pour ces responsabilités, ont échoué. Pourquoi pas en effet ?

Si ce n’est pas pour cette fois, il ne fait aucun doute que ce sera partie remise. Avoir une femme élue à l’Elysée, c’est le sens de l’Histoire. Une femme à la tête de l’Etat changerait probablement la façon de faire de la politique donc de mener les affaires du pays. Avoir des femmes présidentes en Occident, c’est le vent de l’Histoire et un des grands espoirs de notre civilisation. La femme est l’avenir de l’homme. En politique, indiscutablement. Il faut encourager les candidates, partout la ou s’est possible. Les Etats-Unis pourraient bien connaître une révolution lors des élections présidentielles de 2008 avec un duel 100% féminin entre Hillary Clinton pour les Démocrates et Condolezza Ricce pour les Républicains. Le parti qui présentera une femme prendra une sérieuse option sur la victoire. L’électorat est en demande de changement, partout.

L’adversaire le plus sérieux pour le candidat de Droite est Ségolène Royal. Sa candidature redistribuerait les cartes. Si le Parti Socialiste et ses leaders étaient intelligents, clairvoyants, ils lui céderaient sur le champ leur place. Quant à la Droite, ses deux prétendants, Villepin et Sarkozy auraient tout intérêt à mettre un terme à leur rivalité et à s’entendre pour se donner les meilleures chances de gagner.

Ségolène Royal candidate du Parti Socialiste en 2007 ? Un scénario très peu probable. Le machisme est encore trop vivace. Aux éléphants du PS, une défaite sera nécessaire pour comprendre combien l’électorat exige un changement radical dans les mœurs politiques. Donc que c’est dans leur intérêt de présenter une femme la prochaine fois. Mais peut-être d’ici là, Ségolène aura-t-elle fait sécession, créer son propre parti pour se donner les moyens de ses ambitions ? Et répondre pleinement aux vœux d’un électorat en recherche de têtes nouvelles.

Par rossard
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Jeudi 15 décembre 2005

Enfin, la libération d’Ingrid Betancourt et de nombreux otages des Farc en Colombie devient de l’ordre du possible. Après plus de trois ans de combat. Une excellente nouvelle même si la prudence s’impose tant la situation en Colombie est fragile et que tout compromis peut capoter au moindre différent entre entre les guerillas et le gouvernement.  Cependant, cette fenêtre ouverte est déjà à elle seule une véritable source de joie tellement la situation jusqu’ici s’enlisait, semblait sans issue en raison des positions radicales de chaque camp.

Je me souviens de cette conférence organisée en janvier 2003 sur Ingrid Betancourt et les milliers d’otages afin d’éclairer le public sur la situation terriblement complexe propre à la Colombie et le sensibiliser à notre cause dans le cadre du Comite de Soutien Lyonnais à la libération d’Ingrid Betancourt. C'etait un moment difficile car la Colombie ne retenait guere l'attention et etait laissee a son propre sort.

Je me souviens aussi d’avoir écrit au moment de son enlèvement un texte qui appelait à l’action et à la mobilisation immédiate afin qu’Ingrid Betancourt ne subisse pas le même destin et même sort tragique que le commandant Massoud, scandaleusement oublié en dépit d’un combat extraordinaire et d’une résistance forçant l’admiration. Tant mieux si nos efforts trouvent un début de récompense.

Il faut remercier et féliciter ces centaines de Comité de Soutien constitués à travers le monde qui ont accompli un travail extraordinaire pour que, justement, les gouvernements n’oublient pas Ingrid, les milliers d’otages et le peuple colombien. Un peuple qui vit souvent l’enfer au quotidien victime d’enlèvements, d’attentats meurtriers et de règlements de comptes sanglants entre les cartels de la drogue.

Félicitations également à Mélina, la fille d’Ingrid, qui a mené un combat courageux et sans relâche, notamment auprès des autorités françaises pour, au pire faire avancer de quelques pas cette épineuse affaire, au mieux obtenir la libération de sa mère et de ces milliers d’otages. Même si peu d’entre eux sont relâchés, c’est un début. La brèche serait ouverte ! Par cette action remarquable, elle a fait preuve d’une force et d’une détermination propres à Ingrid. Pas de doute, Mélina est bien la fille d’Ingrid !

Le gouvernement Uribe a donc cédé aux pressions internationales en acceptant de créer une zone démilitarisée provisoire dans le sud-ouest du pays si la guérilla participe à des négociations sur un accord d'échange d'otages contre des guérilleros en détention.

Une commission internationale composée de représentants français, suisses et espagnols, formée fin novembre, a soumis en effet une proposition de démilitarisation au gouvernement colombien et aux rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Ingrid Betancourt, sénatrice et ex-candidate à la présidentielle colombienne a été enlevée le 23 février 2002 par les FARC alors qu'elle effectuait un déplacement électoral en zone rebelle dans le sud du pays.  Ingrid Betancourt était et est encore le symbole dans son pays de la lutte contre les cartels de la drogue et, de son pendant, la corruption de la vie politique colombienne. Plus de 4 000 otages seraient a ce jour aux mains des guerillas.

Par rossard
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Jeudi 15 décembre 2005

Outre ecrire, je conduis des safaris tours. Je pars pour 15 jours en Namibie. Retour le 02 janvier 2006. Donc aucun article durant cette periode. La treve des confiseurs en quelque sorte ! Je vous souhaite donc d’excellentes fetes de fin d’annee ! Et mes meilleurs voeux pour cette annee 2006.
Pour en savoir advantage sur ce merveilleux pays, la Namibie, je vous recommande ce site : www.lanamibie.com
Je vous conseille aussi www.agoravox.fr ou vous pouvez me lire regulierement aussi.

 

Par rossard
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Mardi 3 janvier 2006

Comme chaque année et, conformément au fait coutumier, Jacques Chirac, le 31 décembre, nous présentera ses vœux pour la nouvelle année. Mais, que peut-il nous souhaiter de bon ? En quoi ce message présidentiel changera-t-il fondamentalement, et en mieux si possible, notre quotidien en 2006 ? Le doute est permis car, depuis 2001, chaque nouvelle année apporte son lot de catastrophe, de revers et de camouflets pour le Président de la République. Des années horribilus en série !

Rappel des faits :

2002 est marqué par l’accession au second tour des présidentielles du candidat de l’extrême droite. Du jamais vu en Europe depuis l’entre-deux guerre ! Un premier séisme qui fait trembler la classe politique… sur le moment. Trois ans plus tard, que reste-t-il dans les esprits de nos leaders politiques ? D’un côté, à voir cette rivalité ouverte à la tête de l’Etat entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy et hautement nuisible à la bonne gouvernance de la France ; et de l’autre, cette terrible guerre des chefs au Parti Socialiste, l’émotion provoquée au soir du 21 Avril 2002 appartient assurément au passé. Hélas.

En 2003, rien à signaler, c’est l’exception qui confirme la règle ! La France respire et le Président reprend son souffle. Qu’il en profite, il en aura besoin car en 2004, ce ne sera pas de tout repos…

En 2004, c’est un sérieux revers pour le président de la République et son premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, avec la déroute des régionales. Une véritable bérézina puisque la Gauche enlève 21 des 22 régions aux élections !  Même si aucun lien n’est à établir directement entre la manière de conduire la politique nationale et les affaires régionales, ce sont tout de même les deux têtes de l’exécutif qui sont visées. Si leur politique bénéficiait de l’assentiment des français, il y a tout lieu de penser que les électeurs ne se seraient pas défoulés de la sorte dans les urnes. Mais, contre vents et marées, voire dans ce cas tsunami et typhon, Jacques Chirac, telle la statue du Commandeur, demeure droit, inflexible et conserve son premier ministre. Bref, l’exécutif fonce droit, en plein brouillard, sur les récifs meurtriers. Il agit comme si de rien était. Il reste sourd aux sirènes du peuple. A noter aussi que les européennes ne sont guère une réussite aussi pour l’UMP avec 17% des suffrages contre 28% au Parti Socialiste.

En 2005, nouvelle déculotté pour le Président de la République avec le net et franc rejet du traité constitutionnel européen lors du référendum organisé en mai. Par son implication directe dans la campagne, Jacques Chirac est dans le collimateur des électeurs. D’ailleurs, il finit par comprendre l’ampleur du malaise en acceptant, in fine, de changer de premier ministre. Mais n’est ce pas trop tard ? Sans parler, bien sûr, de ces trois semaines de violence urbaine qui ont secoué la France et, dans le sillage, obliger les pouvoirs publics à déclarer l’Etat d’urgence avec sa batterie de mesures qui vont avec : couvre feu, perquisition de nuit… Rappelons que nous sommes en 2005 en France et non, par exemple, en Afrique du Sud au temps de l’Apartheid en 1985 ! Ou encore, plus anecdotique mais, toutefois, révélateur d’un état, d’une mentalité : la défaite de Paris pour organiser les Jeux Olympiques de 2012. Non, la France n’avait vraiment pas besoin de cette nouvelle débâcle. Enfin, il faut bien évoquer l’incident de santé de notre président et dont on ignore jusqu’ici la gravité. Une année donc à oublier au plus vite pour le Chef de l’Etat. Et nous, citoyens !

En 2006, que peut-il nous arriver ? On en frémit d’avance ! Jacques Chirac n’est pas comme Midas, ce roi qui transformait en or tout ce qu’il touchait. Jacques Chirac, président, c’est plutôt l’inverse. Le mieux serait peut-être qu’il s’abstienne de cet exercice qui ne lui porte pas chance. Mais aussi à la France.

Il y a une autre solution. Probablement utopique mais osons. Pour prévenir toute nouvelle catastrophe, notre vœu, si on devait en adresser un au Président, serait celui-ci : Jacques Chirac démissionne ! Ce serait fantastique qu’au cours de son intervention, il annonce tout simplement son départ de l’Elysée. Ce serait un magnifique cadeau de fin d’année fait à la France et aux français. Un formidable signe d’espoir. Une fin d’année en beauté. On imagine déjà les scènes de liesses, les sourires retrouvés sur des visages inquiets. Ce serait le meilleur coup porté au pessimisme et à la morosité, voire sinistrose, qui plombe la France.

Ah, Monsieur le président, vous êtes loin d’imaginer le bien fou que vous feriez à la France en annonçant ainsi votre départ. Ce serait probablement votre plus grande action de vos dix ans passés, et non assumé au regard de votre bilan négatif, à l’Elysée. Prenons nous à rêver. Votre départ redonnerait indiscutablement foi en l’avenir, confiance dans les hommes politiques, et une énergie à un pays pétrifié d’apathie.

Par rossard
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