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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 13:17

La messe est donc dite pour l’ex-dictateur Augusto Pinochet. Le miracle n’aura été qu’un sursis. Une rémission. On peut comprendre la colère des chiliens car Pinochet n’aura jamais répondu de ses crimes. On peut comprendre leur douleur. Cette disparition devrait, néanmoins, aider au travail de deuil tant au niveau individuel qu’a l’échelle de la nation.

La démocratie est désormais bien installée depuis 15 ans. Et celle-ci est également bien ancrée dans la plupart des pays d’Amérique du Sud au long passé militaire. Une évolution majeure. Certainement, une des plus importantes, avec la chute du Mur de Berlin, au cours des vingt dernières années sur la scène internationale. Cette normalisation politique est une des conditions de la croissance économique, du progrès social et de la prospérité de cette région aux atouts incroyables.

Au Chili, pays que je connais pour l’avoir traversé dans toute sa longueur -  des fjords du sud au désert d’Atacama - deux choses m’ont particulièrement frappé : d’une part, l’omniprésence de l’armée. Je ne compte pas les contrôles incessants lors de nos déplacements en bus. Vous ressentez encore son poids dans la société.

D’autre part, a chacune de nos rencontres, il était rare qu’une personne n’ait pas un proche ou ne connaisse un proche victime de la dictature : Disparition, torture ou exil au lendemain du coup d’Etat sanglant de 1973. Des témoignages poignants. La dictature et ses pires effets que vous recevez en pleine figure. Des blessures et des déchirures a jamais ouvertes.

J’ai une pensée aussi pour les Chiliennes et les Chiliens, dont je connais certains d’entre eux, contraints de quitter leur pays et qui ‘’vivent’’ en France depuis trente ans animés d’une énergie et d’un courage qui forcent le respect. Je me demande bien ce qu’ils peuvent ressentir en ce moment.

Pinochet est mort. Vive le Chili démocrate et longue vie a ce Chili !

 

 

 

 

 

Par rossard - Publié dans : Internationale
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 16:23

L’ex-dictateur Augusto Pinochet a failli passé l’arme à gauche. Failli seulement au grand dam probablement des milliers de familles victimes des horreurs de la dictature au Chili entre 1973 et 1990. En effet, Pinochet, à 91 ans, ne renonce pas à la vie. Alors qu’il l’a supprimé avec tant d’aisance et de froideur pour tant de ses compatriotes. Cyniquement paradoxal.

Son ‘’rétablissement est presque un miracle’’ comme l’a déclaré sa fille. Tout le monde pensait en effet que la messe était dite. Pinochet avait même reçu l’extrême onction. Miracle ! Voilà de quoi ébranler la foi, même la plus fervente, en Dieu, sa bonté et sa miséricorde. Surtout dans ces pays ou la religion est extrêmement populaire et un des piliers de la société. Vu le C.V terrifiant de Pinochet, c’est à se demander si Dieu n’est pas atteint de cécité au point de ne plus reconnaître les siens.

Bref, de miracle, c’est plutôt un cauchemar, sans fin jusqu’ici, que vivent les Chiliens quinze ans encore après la fin de la dictature. Une épreuve de plus dont ils se seraient bien passés. La disparition de Pinochet permettrait au Chili de tourner, enfin, cette sombre page de leur histoire. Et aux Chiliens de faire leur deuil.

Mais Pinochet ne se rend pas. A croire, que même mort, son spectre, à l’instar de celui du château d’Elseneur, hantera le Chili pour toujours.

Par rossard - Publié dans : danslevif
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 13:37

Mauvaise nouvelle sur le front du chômage des jeunes (moins de 25 ans) : 1% de progression. La France ne parvient pas à se défaire d’un taux qui est un des plus élevé parmi les pays développés.

Rigidité et/ou flexibilité du marché du travail - tout dépend de votre sensibilité politique - discrimination à l’embauche, frilosité des entrepreneurs, conjoncture incertaine, incertitude sur l’avenir, etc. En France, les raisons, en générale, ne manquent pas pour expliquer cette contre-performance, désormais, inscrite dans la durée. Il y a de cela. Mais ce n’est pas l’essentiel. Loin de là.

La raison est plus prosaïque. Elle tient en un mot : formation. Les jeunes ne sont pas au chômage parce qu’il n’y a pas de travail. Ils le sont car beaucoup d’entre eux ne disposent ni de la formation ni des compétences recherchées par les entreprises. Tout simplement serions nous tenté d’écrire. Une inadéquation qui les pénalise et par la même pénalise l’économie française.

Trop de jeunes sont encore envoyés dans des filières bien souvent au mieux aux débouchés ultra limités, au pire sans perspective professionnelle. La faute ? A notre système d’enseignement supérieur centralisé, bureaucratique et rigide. Mais aussi à un manque certain d’accompagnement des parcours et donc d’une possibilité de conseiller au mieux donc d’orienter mieux les jeunes dans leur choix. Et éviter ce gâchis. Gâchis individuel mais aussi collectif.

Il serait urgent de réagir car l’éducation* est désormais une des conditions de la compétitivité des Nations, autrement dit, de leur performance dans l’hyper concurrence qu’elles se livrent. Donc une condition de notre survie. A nous de choisir !

* Le rapport Levi sur l’importance de l’économie immatérielle pour la croissance de la France tombe à point nommé. A lire pour comprendre les enjeux de notre avenir économique.

 

 

 

 

 

Par rossard - Publié dans : Economie
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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 13:12

Archi favori, comme l’était Ségolène Royal pour le PS, Nicolas Sarkozy devrait remporter haut la main les primaires de l’UMP. Une désignation qui devrait être une simple formalité étant donné son écrasante popularité parmi les militants.

Cependant, cette victoire annoncée ne sera pas un blanc seing. Un chèque en blanc. C’est ici que la très probable candidature de la ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie remplit son utilité. Ou toute autre d’ailleurs.

Il y a peu encore, ces primaires, pour Nicolas Sarkozy, n’allaient pas de soi. Mais Ségolène Royal est passée par la ! Et de la compétition, c’est le moins qu’on attend d’un libéral !

Certes, l’UMP a besoin plus que jamais d’unité au moment ou le PS marche comme un seul homme - devrions nous écrire femme - derrière Ségolène Royal. Néanmoins, tout parti politique est traversé de sensibilités différentes. Or, il est important non seulement que celles ci puissent s’exprimer mais que chacune soit représentée et défendue. Bref, l’intégration doit primer sur l’exclusion. Cela va sans dire dans une démocratie !

C’est la condition du rassemblement qui lui-même est la condition de la victoire.

Accepter la pluralité soit le débat d’idées et la confrontation de projets, c’est faire le choix de la modernité et adopter la voix de la raison et de la sagesse. Le vainqueur de ces joutes sera gagnant à double titre : il en sortira grandi aux yeux de l’opinion et affirmera définitivement son autorité sur son propre camps.

Enfin, plus que tout, le candidat montre qu’il a compris que les temps avaient résolument changé en politique. Et dans sa relation avec les électeurs. Ces derniers apprécient au moment ou la confiance qu’ils manifestent envers leurs élus est ‘’au ras des pâquerettes’’ !

Un premier rendez-vous, sans conteste, à ne pas manquer pour se donner les meilleures chances de gagner l’épreuve décisive. Car trébucher maintenant c’est à coup sur se ‘’’prendre un gadin’’ dans cinq mois !

Par rossard - Publié dans : danslevif
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