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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 11:39

Nicolas Sarkozy vient, enfin, de mettre un terme à un faux suspens : le président de l’UMP s’est déclaré candidat à l’Elysée dans la presse régionale. Sa candidature, d’officieuse, car c’était un secret de Polichinelle, est désormais officielle. C’est mieux ainsi.  Une demi-surprise donc.

En revanche, la (mauvaise) surprise est venue, hier, de Ségolène Royal, la madone, paraît-il, de la nouveauté ! En tous cas, une antienne dont elle a fait la clé de voûte de sa campagne. Or, à la nomination de sa garde rapprochée, nous sommes tombés de haut. Le ‘’neuf’’ qu’elle prétend incarner en politique en a pris (gravement) pour son grade.

Qui retrouve-t-on dans son premier cercle ? L'ancien secrétaire général de l'Elysée Jean-Louis Bianco au poste de directeur de campagne et l’inamovible Jack Lang ! On comprend mieux maintenant les raisons du retrait de ce dernier. En attendant probablement un maroquin au gouvernement en cas de victoire de la candidate socialiste.

Entre un Sarkozy qui ne jure que par la ‘’rupture’’ tout en restant au gouvernement dont il sera comptable de ses actes et Ségolène Royal qui joue la carte de la fidélité avec un passé socialiste que l’on pensait révolu, la nouveauté peine à faire sa place en politique française. C’est décevant. Surtout pour un début.

Or, il ne faudrait pas aller de déception en déception. Et que ceci mène les Français à de la frustration. Et, au final, à de la contestation, si vous voyez ce que je veux dire…

Par rossard - Publié dans : danslevif
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 13:18

12%, 15%, 17%, 20% voire plus d’intentions de vote, selon les sondages, pour le candidat du Front National Jean-Marie Le Pen ? Peu importe le nombre. Ce qui compte c’est de constater que Jean-Marie Le Pen est incontestablement plus fort, aujourd’hui, à la même époque, qu’il y a cinq ans ! D’autant que les sondages sous-estiment la réalité ! Continuer à en douter c’est avoir une poutre dans l’œil ou, pire, faire preuve de mauvaise foi.

Pourquoi ? Parce que ‘’tous les indicateurs sont au rouge en France’’ comme le répète, non sans gourmandise, l’intéressé ! Et c’est vrai.

D’où une perte de confiance dans l’élite politique. Et sa capacité à résoudre les problèmes des Français.

Autre élément en sa faveur : sa clairvoyance sur les maux de la société depuis trente ans. Pendant que les autres adoptaient la politique de l’autruche, lui abordait de front ces maux qui nous rongent. Bien sur avec des réponses qui prêtaient à discussion.

Néanmoins, le diagnostic était le bon. N’est ce pas Laurent Fabius qui, une fois, avait reconnu que le leader du Front National ‘’ posait les bonnes questions mais apportait de mauvaises réponses’’. Depuis rien. Un éclair de lucidité sans lendemain. Dommage. C’est ce qui s’appelle ‘’louper le coche’’.

Or, face à cette dramatique réalité que plus personne ne peut ignorer, tous les leaders désormais ‘’viennent pêcher’ dans les eaux du FN’’. Rien de mieux pour crédibiliser le discours de son leader. Ce dernier ne peut que se frotter les mains. Et compter les points qui s’additionnent, inéluctablement, en sa faveur !

Mais à ce jeu, il se pourrait que les électeurs préfèrent ‘’l’original à la copie’’. Question de confiance. De banalisation et de déculpabilisation. Autrement dit, voter Le Pen ne fait plus (aussi) peur !

Bref, les candidats ont raison de craindre le pire. Mais ne dit-on pas ‘’qui sème le vent récolte la tempête ?’’.

Par rossard - Publié dans : danslevif
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 13:19

En bon démocrate qui se respecte (et les autres ?), Dominique de Villepin tente par tous les moyens d’empêcher Jean-marie le Pen d’obtenir ses 500 signatures. Et donc par la même d’être candidat à la présidentielle de 2007.

Le mobile du Premier ministre est clair comme de l’eau de roche : créer un espace politique qui n’existe pas pour un chiraco-villepiniste. Pour le moment une telle candidature est inenvisageable car elle est prise entre la tenaille Sarkoziste et le marteau Le Pen.

Le mobile peut se comprendre.

Mais le mode opératoire est très maladroit. Car basé sur un faux postulat : ce n’est pas en excluant l’extrême droite du jeu politique et démocratique que la classe politique parviendra à son élimination. C’est juste déplacer le problème.

C’est comme si la France s’était blessée au genou mais qu’on applique du mercurochrome au coude ! Totalement inopérant !

De basses manœuvres qui rabaissent ses initiateurs et contre-productives car elles éloignent un petit peu plus l’électeur en le confortant dans sa défiance (déjà élevée) de la politique. Pour, au final, obtenir un résultat inverse à celui recherché : précipiter un plus grand nombre vers les extrêmes, dont leur fond de commerce est la contestation, au lieu d’un retour sur le ‘’droit chemin’’ comme voulu.

On pensait (à tort, candides que nous sommes !) que nos responsables politiques, après le séisme du 22 avril 2002, avaient retenu les enseignements. Mais rien. Tout simplement lamentable !

Par rossard - Publié dans : danslevif
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 15:07

Lionel Jospin est sorti de son silence après l’investiture officielle de Ségolène Royale comme candidate du Parti Socialiste a la prochaine présidentielle. Du bout des lèvres ! Il a déclaré : ‘’ D'une façon ou d'une autre, je m'efforcerai de contribuer à la victoire contre la droite".

S’efforcer. Un mot que personne n’a relevé. Pourtant il a été, indiscutablement, bien pesé ! Il en dit long en effet sur la nature de l’engagement de l’ancien Premier ministre dont on connaît son ‘’admiration’’ pour la présidente de la région Poitou-Charentes !

S’efforcer. Qui exige un effort, au préalable. Le terme ne respire guère l’enthousiasme ! Encore moins la spontanéité ! Mais traduit (trahit) plutôt une allégeance par défaut et de raison. Qui se veut utile, soit au seul service de la victoire du Parti (avant celle de Segolene Royal, noter la nuance !). Pour l’agréable, eh bien il faudra repasser.

Bref, Lionel Jospin assume le service minimum. Et (re) mâche son échec personnel. Que le PS ne lui en demande pas de trop. Compris ?

Par rossard - Publié dans : danslevif
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