Mercredi 29 novembre 2006
12%, 15%, 17%, 20% voire plus d’intentions de vote, selon les sondages, pour le candidat du Front National Jean-Marie Le Pen ? Peu importe le nombre. Ce qui compte c’est de constater que Jean-Marie Le Pen est incontestablement plus fort, aujourd’hui, à la même époque, qu’il y a cinq ans ! D’autant que les sondages sous-estiment la réalité ! Continuer à en douter c’est avoir une poutre dans l’œil ou, pire, faire preuve de mauvaise foi.
Pourquoi ? Parce que ‘’tous les indicateurs sont au rouge en France’’ comme le répète, non sans gourmandise, l’intéressé ! Et c’est vrai.
D’où une perte de confiance dans l’élite politique. Et sa capacité à résoudre les problèmes des Français.
Autre élément en sa faveur : sa clairvoyance sur les maux de la société depuis trente ans. Pendant que les autres adoptaient la politique de l’autruche, lui abordait de front ces maux qui nous rongent. Bien sur avec des réponses qui prêtaient à discussion.
Néanmoins, le diagnostic était le bon. N’est ce pas Laurent Fabius qui, une fois, avait reconnu que le leader du Front National ‘’ posait les bonnes questions mais apportait de mauvaises réponses’’. Depuis rien. Un éclair de lucidité sans lendemain. Dommage. C’est ce qui s’appelle ‘’louper le coche’’.
Or, face à cette dramatique réalité que plus personne ne peut ignorer, tous les leaders désormais ‘’viennent pêcher’ dans les eaux du FN’’. Rien de mieux pour crédibiliser le discours de son leader. Ce dernier ne peut que se frotter les mains. Et compter les points qui s’additionnent, inéluctablement, en sa faveur !
Mais à ce jeu, il se pourrait que les électeurs préfèrent ‘’l’original à la copie’’. Question de confiance. De banalisation et de déculpabilisation. Autrement dit, voter Le Pen ne fait plus (aussi) peur !
Bref, les candidats ont raison de craindre le pire. Mais ne dit-on pas ‘’qui sème le vent récolte la tempête ?’’.
Par rossard
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Publié dans : danslevif
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