Mauvaise nouvelle sur le front du chômage des jeunes (moins de 25 ans) : 1% de progression. La France ne parvient pas à se défaire d’un taux qui est un des plus élevé parmi les pays développés.
Rigidité et/ou flexibilité du marché du travail - tout dépend de votre sensibilité politique - discrimination à l’embauche, frilosité des entrepreneurs, conjoncture incertaine, incertitude sur l’avenir, etc. En France, les raisons, en générale, ne manquent pas pour expliquer cette contre-performance, désormais, inscrite dans la durée. Il y a de cela. Mais ce n’est pas l’essentiel. Loin de là.
La raison est plus prosaïque. Elle tient en un mot : formation. Les jeunes ne sont pas au chômage parce qu’il n’y a pas de travail. Ils le sont car beaucoup d’entre eux ne disposent ni de la formation ni des compétences recherchées par les entreprises. Tout simplement serions nous tenté d’écrire. Une inadéquation qui les pénalise et par la même pénalise l’économie française.
Trop de jeunes sont encore envoyés dans des filières bien souvent au mieux aux débouchés ultra limités, au pire sans perspective professionnelle. La faute ? A notre système d’enseignement supérieur centralisé, bureaucratique et rigide. Mais aussi à un manque certain d’accompagnement des parcours et donc d’une possibilité de conseiller au mieux donc d’orienter mieux les jeunes dans leur choix. Et éviter ce gâchis. Gâchis individuel mais aussi collectif.
Il serait urgent de réagir car l’éducation* est désormais une des conditions de la compétitivité des Nations, autrement dit, de leur performance dans l’hyper concurrence qu’elles se livrent. Donc une condition de notre survie. A nous de choisir !
* Le rapport Levi sur l’importance de l’économie immatérielle pour la croissance de la France tombe à point nommé. A lire pour comprendre les enjeux de notre avenir économique.